Les quatre de Baker street T4 : Les Orphelins de Londres (0), bd chez Vents d'Ouest de Legrand, Djian, Etien ©Vents d'Ouest édition 2012

Les quatre de Baker street T4

Les Orphelins de Londres

A l'annonce du décès de Sherlock Holmes, la bande des quatre de Baker Street se dissout. Mais l'évasion d'un criminel qu'ils connaissent fait évoluer leur décision. Une série aussi intelligente que magnifiquement illustrée.

L'histoire : Les rues de Londres sont en pleine exaltation. Les journaux font leur choux gras sur la mort de Sherlock Holmes dans les Alpes suisses, alors que le détective se battait avec son ennemi de toujours, Moriarty. Pour les « quatre » de Baker Street, la peine se heurte aux désillusions. Des tensions apparaissent alors entre les enfants. Billy souhaite poursuivre l’œuvre de celui qu'il considérait comme son maître en la matière ; tandis que Black Tom préfère reprendre ses anciens larcins auprès de son oncle et de ses voleurs de fils. Tous prennent des chemins différents. Black Tom est accueilli avec joie par son oncle qui voit l'occasion de réaliser des méfaits plus ambitieux. Charlie est incarcéré dans un pensionnat pour avoir essayé de dérober du pain. Billy, quant à lui, a moins de chance. Il vient de tomber nez à nez avec Bloody Percy, un criminel qu'ils ont aidé à emprisonner et qui vient tout juste de s'évader. Avec une telle menace, la bande des quatre de Baker Street parviendra t-elle à se réunir une fois de plus ?

Ce qu'on en pense sur la planète BD :  Jean-Blaise Djian et Olivier Legrand ont beau être de grands fans de Sir Arthur Conan Doyle, le pari dans lequel ils se sont lancés avec Les quatre de Baker street était loin d'être gagné d'avance. Les deux scénaristes se sont appuyés sur quelques flous littéraires dans l'œuvre du romancier, pour conter les aventures de bambins aussi débrouillards qu'attachants. Après un enlèvement, une série de meurtres et une mission d'infiltration, les détectives en herbe sont cette fois confrontés à la dure réalité. Non pas celle de l'époque victorienne dans laquelle ils évoluent et qui est toujours formidablement retranscrite. Mais à la mort de leur pygmalion, Sherlock Holmes himself. Ce drame crée des tensions entre eux, au point qu'ils se séparent ! Le lecteur suit alors leur parcours chaotique jusqu'à ce qu'un criminel s'évade. Le récit est une véritable réussite. On ne s'ennuie pas un instant, il faut dire que le rythme est constamment soutenu. Ponctué de petites touches humoristiques, ce quatrième opus est également moins dense que les précédents et permet ainsi une lecture plus agréable encore. Les scénaristes ont l'air d'avoir trouvé là la formule parfaite. L'autre élément de perfection des quatre de Baker street vient évidemment du travail de David Etien. Le dessinateur demeure pointilleux et offre des planches absolument sublimes. Des décors aux personnages, rien n'est laissé au hasard. Difficile de ne pas se laisser embarquer dans pareille aventure ! Une série clairement indispensable, au même titre que le Holmes de Brunschwig et Cecil.

  • scénar dessin


3 octobre 2012



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les avis des terriens

  • A lire absolument 21 avril 2013

    Très bon album avec un scénario très inventif et plein de rebondissement et les dessins sont de mieux en mieux. Excellent tome.

    Jean-michel

  • Une série au sommet 15 mars 2013

    Lorsqu'on arrive au quatrième tome d'une série, on pourrait prendre le luxe de se reposer sur des lauriers bien mérités, sans oser le moindre risque. Le confort n'est visiblement pas l'option qu'ont choisie les auteurs des Quatre de Baker Street, puisque ce quatrième opus commence par l'annonce de la mort de Sherlock Holmes, le mentor des héros de la série. Comme si cela ne suffisait pas, la petite troupe de limiers en herbe va voler en éclats suite à cet évènement. En suivant leur chemin chacun de leur côté, Charlie, Black Tom et Billy vont devoir affronter de terribles dangers, sans avoir dorénavant la protection du locataire du 221b Baker Street. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y a une dose de risque dans la voie qu'ont pris les scénaristes de la série. Mais ce volet, qui est un tournant majeur dans la série, est au moins aussi réussi que le précédent, et il est impossible de le lâcher avant de l'avoir terminé. Fluide, rapide et merveilleusement mis en images (Quel talent que celui de David Etien), Les orphelins de Londres assied définitivement cette série au nombre des séries majeures de la BD. En attendant le prochain tome (annoncé pour avril prochain, et qui sera moins conventionnel encore), jetez-vous sur cet album !

    Laurent


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Les quatre de Baker street T4 : Les Orphelins de Londres (0), bd chez Vents d'Ouest de Legrand, Djian, Etien ©Vents d'Ouest édition 2012

26 septembre 2012

Vents d'Ouest

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9782749306889

ado / adulte

Historique, Policier