parution 29 juin 2011  éditeur Glénat  collection Glénat Seinen
 Public ado / adulte  Thème Science - fiction, Seinen

Blame gakuen [and so on]

Et si l’univers de Blame était transposé dans une comédie lycéenne ? C’est ce que propose ce recueil décalé, ainsi que quelques histoires plus ou moins intéressantes se déroulant dans l’univers régulier. A réserver aux fans les plus ardus.


Blame gakuen [and so on], manga chez Glénat de Nihei
  • Notre note Red Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Red Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Red Star Red Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Glénat édition 2011

L'histoire :

Ce recueil contient 10 nouvelles, certaines parodiques et d’autres non :

  • Si les protagonistes et l’univers de Blame s’étaient vus mis en scène dans une comédie lycéenne, qu’est-ce que cela aura donné ? Killy s’endort en cours, Dhomo est la star du match de foot lors du cours d’EPS, Sana-Kan est une prof qui n’hésite pas à tirer au pistolet à positron sur ses élèves...
  • Les élèves de Blame gakuen partent en voyage scolaire à Kyoto et à Nara. Shibo et Killy admirent les daims tueurs et se battent ensuite contre les silicates du tome 1 de Blame venus se venger dans une statue de Bouddha géant de n’être pas apparu dans le premier chapitre de Blame Gakuen...
  • En cherchant à détruire le lycée, les silicates se ratent et transforment tout le monde avec un style graphique moe. Pendant ce temps, Dhomo découvre que le rayon déshabilleur des silicates du chapitre précédent a été reproduit dans un pistolet miniature...
  • Dans l’un des niveaux de la mégastructure, une civilisation humaine a réussi à survivre suffisamment longtemps pour mettre en place un gouvernement et s’organiser une armée. Le jour où ils découvrent pour la première fois une tour de connexion vivante, ils décident de l’étudier après avoir capturé l’exterminatrice rattachée. Mais une tour vivante possède bien d’autres ressources et le groupe armé est rapidement détruit à l’exception d’une guerrière. Cette dernière va alors faire la connaissance d’un ingénieur de la résosphère qui voyage entre les niveaux pour exterminer ce genre de créatures...
  • Une survivante silicate voyage depuis des années et tombe par hasard sur un groupe d’humains qui l’abattent à vue. Elle survit en veille durant 47 années, se remémorant son « enfance » puis l’extermination des silicates à l’époque du légendaire Killy « le fléau », avant de pouvoir se recharger grâce à un bâtisseur s’étant approché trop près. Reprenant sa route, elle va faire une rencontre qui va changer le cours de sa vie...
  • ...

    Ce qu'on en pense sur la planète BD :

    Autant prévenir tout de suite, Blame Gakuen est, d’une part, à réserver aux lecteurs de la série d’origine, et d’autre part, il s’agit surtout d’un ovni où l’auteur se tape un délire en transposant dans un tiers des nouvelles ses personnages dans des situations ridicules et parodiant les récits moe, à la mode au Japon ces dernières années. Et il faut tout d’abord bien s’accrocher pour se dire que l’on a eu raison de payer pour pouvoir lire ces épisodes spéciaux, principalement destinés à amuser les fans les plus ardus et connaisseurs des codes moe dont il est question. Un manga pour otaku, donc. Heureusement, la seconde partie se montre plus intéressante pour le commun des lecteurs, encore faut-il que ceux-ci soient assez fans de la série d’origine pour apprécier les très courtes nouvelles qui prennent alors place dans l’univers régulier, sachant que seules 2 d’entre elles (sur 7 !) valent le coup d’être lues, les autres n’étant pour l’une qu’anecdotique, pour une autre qu’un gag de quelques pages, deux autres encore sans intérêt, et la dernière assez incompréhensible et impossible à situer dans le temps ou l’espace. L’avantage est que l’intégralité du manga est en couleurs, chose assez rare pour être signalée, et que les deux récits intéressants se retrouvent justifier à eux seuls grâce à cela la lecture de ce tome (encore une fois, uniquement pour les fans de la série d’origine, les autres n’y comprendront carrément rien). Pour le reste, on appréciera tout de même un peu la partie parodique du début, même s’il s’agit plus de sourire intérieurement ou de mater une ou deux images de fan-service où Shibo et d’autres jeunes filles (humaines ou non d’ailleurs), se retrouvent les seins nus. Graphiquement, si les passages parodiques sont l’occasion pour l’auteur de faire un peu n’importe quoi (parfois de manière réussie d’ailleurs), les histoires sérieuses présentent quant à elles des graphismes plus poussés, bien dans la veine cyber-organique glauque habituelle à l’auteur. De ce côté-là, les amateurs seront ravis, car la couleur et le travail à l’ordinateur donne une nouvelle dimension au trait de l’auteur. La postface de 4 pages sur la disparition progressive des vrais récits de SF, de hard-SF et de cyberpunk, parasités progressivement par la tendance moe, est peut-être finalement ce qu’il y a de plus intéressant, même si on en apprendra par contre assez peu sur les coulisses de la création du présent tome, si ce n’est que le responsable éditorial de l’auteur est un « type pas net » qui réclame des « dessins de Shibo à poil » en « dessinant bien ses tétons » ! En résumé, ce recueil a un intérêt limité mais 2 des 10 nouvelles qu’il contient contenteront tout de même les fans de l’auteur, et certaines autres les feront peut-être même délirer. Pour autant, il conviendra probablement d’essayer avant d’adhérer tant tout cela est très spécial.

    voir la fiche officielle ISBN 9782723481441