L'histoire :
Toujours en vélo, les compères activistes écologiques Leo et Thimothée attendent leur copine Bianca, installés sur l’immense escalier qui se trouve au pied de la gare Saint Charles de Marseille. Une fois celle-ci arrivée, elle les mène jusqu’à chez elle à travers les bouchons… car une grève des éboueurs persiste et l’amoncellement des ordures oblige les piétons à marcher sur les routes. Enfin, ils arrivent dans la « Maison radieuse » où la famille de Bianca loge, une barre HLM conçue par le Corbusier. Puis ils s’en vont, toujours en vélo, manger un frichti à la paillotte d’une plage. Ils s’installent ensuite sur le sable pour faire bronzette en face du château d’If (où le Conte de Monte Cristo d’Alexandre Dumas a été enfermé dans son roman). Ils sont alors surpris d’être dérangés par des hordes de rats qui leur courent dans les pattes. Quel curieux agissement ! On en parle même aux infos TV. Cela ternit un peu plus la mauvaise réputation de Marseille. Ils ignorent alors que leur pire ennemi, Gérald Monsansk, un homme d’affaires pollueur, est lui aussi à Marseille pour une bien étrange mission qu’il confie à son homme de main… précisément dans les égouts de la ville !
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Dans le 4e tome de cette série de sensibilisation écologique à destination du jeune lectorat, nos trois héros nous promènent dans un nouveau coin : Marseille. Le tourist-tour de la cité phocéenne est très synthétique mais relativement complet : sa bouillabaisse, sa gare St Charles, ses plages pépouzes, son quartier du Panier, son Musem, son stade vélodrome, ses marchés artisanaux, sa Cité Radieuse… Mais aussi ses grèves de ramassage des déchets, avec des tas d’ordure qui fichent un bazar monstre sur les trottoirs et dans la circulation. Pour la première fois, le scénariste Olivier Pog évite l’écueil du manichéisme, tout d’abord en posant la question des causes et des conséquences. Sont-ce les tas d’ordures générés en ville par la grève des éboueurs qui attirent les rats, ou les éboueurs font-ils grève en raison de la prolifération des rats ? Le grand méchant Monsansk se mue aussi avec surprise en adulte responsable et passe une trêve de bon aloi avec les Mousque’terre, concernant le sujet central de l’aventure… qu’on vous laissera découvrir. En somme, cet épisode est sans doute le moins attendu de la série… quand bien même la question écologique est plus sous-jacente. Le cahier pédagogique final permet tout de même d’aborder le fonctionnement d’une station d’épuration, en marge de 5 courts focus culturels. Au dessin, toujours d’accès très jeunesse, Sarujin fait un clin d’œil à un autre personnage de l’éditeur (Nino, de Droit au but qui se déroule… à Marseille !)