L'histoire :
Le Wedell de la Gilmore Oil vient à se poser sur le tarmac de la Leixoil. Le fringuant Roscoe Turner en descend et demande à Lloyd qu’on lui fasse le plein… puis il s’en va draguer lourdement Liz Leixter, la fille du grand patron de la firme. Rabaissé au rang de simple pompiste, Lloyd est aussitôt super vexé et jaloux. Mais Liz le rassure et lui regonfle le cœur. Quelques jours plus tard, Lloyd doit effectuer un vol d’essai sur le nouveau prototype de Gee Bee R1. L’engin a 250 chevaux de plus que le zinc jaune auquel il est habitué… donc on lui conseille d’être très prudent avec le manche à balais. Tout est filmé par une caméra de la Movietone, il va passer aux actualités. Son vol se déroule à peu près bien, jusqu’à ce qu’une fuite d’huile lui fasse déverser progressivement le réservoir dans la gueule. Lloyd éjecte aussitôt son pare-brise et entreprend de reposer l’appareil, mais il n’y voit plus rien et il bouffe littéralement de l’huile. Il parvient tant bien que mal à poser le Gee Bee sans casse, mais il vomit aussitôt ses tripes. Après un court séjour à l’hôpital, il est prêt à affronter un nouveau challenge : la Cleveland National Air Races, face à 5 autres concurrents, parmi lesquels est aligné Roscoe Turner…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Cette série de l’âge d’or de l’aviation continue sa double parution : en grand format d’albums catonnés (un tous les deux ans) et en petit format de prépublication souple, façon comics’strip des années 1930 (tous les 6 mois). Ce tome 3 estampillé de « June 26 » coûte « 5$ » (en réalité 5€) et il est « approved by the comics code ». Il est certes toujours un peu dommage de découvrir à une si petite taille les incroyables planches de Romain Hugault, dont le dessin réaliste est toujours aussi poussé dans le soin du détail – le scénariste Eloi Rousseau met son scénario au service de prouesses aériennes spectaculaires – mais on se rattrapera avec l’album cartonné en novembre prochain. L’éditeur Paquet va au bout de son hommage aux pulps en ajoutant une playlist en page de garde, de fausses pubs pour de la lingerie fine et de fausses affiches « à la manière de » à la fin. Il y a même une espèce de jeu de l’oie à monter et à découper, pour rejouer la course à laquelle se livre Lloyd Fairbanks, la clé de voûte à forte tension de l’opuscule. Graphiquement, outre la foule qui assiste à cette course aérienne décoiffante, Hugault impressionne (entre autres) par la richesse de la déco à l’intérieur du bar Cole’s.